La chronique
   
IL Y A TOUJOURS UN SUJET QUI FACHE

A notre époque de réconciliations et de rabibochages en tous genres, selon les media. des voix discordantes s'élèvent. Par exemple celle de M. G. de Clercq 86190 Béruges geoffroy.de.clercq@libertysurf.fr dans le Courrier des lecteurs du Figaro (28/3/2000 p. 19).

“Le pape Jean-Paul Il a déploré avec beaucoup d'émotion la terrible tragédie de la Shoah, déclaration qui s'ajoute à celles de repentance générale de l'Eglise pour toutes ses fautes passées. Nous attendons maintenant une déclaration de repentir de la communauté juive pour le martyre et la crucifixion du Christ il y a deux mille ans.” Fin de citation.


Quelques réflexions d'un athée qui lit ces lignes:

- D'abord l'amusement de voir qu'on peut se “croiser” jusque sur internet. Le canasson de jadis est à la réforme, faut bien vivre avec son temps...

- Ensuite évidemment les querelles pseudo-historiques présentées dans le cadre de l'histoire courte des églises chrétiennes ne nous font pas plus d'effet que les bagarres de cours de récréation dans le plus pur style C'est pas nous, c'est les autres

- On peut se demander qui représente le superbe “nous” (de majesté ?) utilisé par le lecteur du Figaro? de même qui est “la communauté juive” mentionnée et où on peut la joindre 2 Pas plus “nous” que 'on” ne semble savoir à quelle porte frapper. Le mot “shoah” signifierait-il « parti sans laisser d'adresse » ?

- Compte tenu de la vieille querelle: c'est les juifs, pas du tout, c'est les romains; alors que Barabbas s'appelait aussi Jésus et qu'il y avait bien dans la région une quarantaine d'illuminés annonçant le messie ou se prenant pour lui chaque année (rapports des RG romains de l'époque). je conseille à M. G. de C. d'adresser également une demande de repentir en bonne et due forme à la République italienne, héritière de l'empire romain. L'adresse est connue : Palazzc del Quirinal Roma, et ça arrive.

il est toujours bon de consulter le calendrier pour vérifier que nous sommes en l'an 2000 d'une ère conventionnelle, oh combien; ou comme quoi on peut fonder sur de l'infondé.

Claude Champon



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