La chronique
   
L'ENSEIGNEMENT DU “FAIT RELIGIEUX” A L'ECOLE PUBLIQUE


Suite aux interventions précédentes (J. Robyn, C. Eyschen) je ne reviendrai pas sur les enjeux stratégiques sauf pour souligner un paradoxe:

Les églises, notamment l'église catholique, longtemps cantonnées par la République dans le for privé, y sont désormais inaudibles (conditions de vie, consumérisme, libéralisme, urbanisations, émancipation des femmes, concurrences diverses, psychologisation de la vie). Ceci vise aussi l'islam.

Et elles veulent faire entendre leur voix dans la vie publique et d'abord à l'école publique, ressusciter le “welfare state” à leur profit ! Un comble: l'école laïque, dernier rempart de la république jacobine, serait le seul lieu où pourrait se conclure “l'oecuménisme”, introuvable ailleurs, du moins la cohabitation des religions comme dans la plupart des pays de L'Union européenne.

Plus grave, il se rencontre des politiciens de tous bords qui escomptent un retour au, du religieux pour rétablir leur situation et conjurer leurs inquiétudes face à ce qu'on appelle par exemple le vote “populiste” ou d'extrême-gauche, partout. Non pas tant qu'ils croient mais qu'ils voudraient que “les gens” croient en quelque chose. Au cercle repérable des “calotins” identifiés, de ceux qui veulent croire (Bayrou, Boutin, Fontaine), se juxtapose celui des politiciens qui veulent croire à l'excellence des religions pour “les gens”, comme on apprend à dire à l'ENA. On assiste donc à une gigantesque tentative en France (dans le reste de l'Europe c'est fait) d'instrumentalisation de l'école publique par les religions candidates à leur homologation pédagogique et à l'instrumentalisation de ces dernières pour le RESPECT de l'ordre mondial établi. En disant cela je ne vole pas au secours des églises dont la majorité semble accepter de se laisser faire cette douce violence.

Pour ne pas avoir à y revenir je voudrais mentionner le cas Régis Debray, vieil orphelin du Che Guevara et auteur du rapport demandé par Jack Lang sur l'impérieuse nécessité d'enseigner “le fait religieux” à l'école publique. Ce personnage a souvent confié à des media qu'il ne croyait pas en dieu, “hélas”. Mais quand ça veut pas, ça veut pas. Apparemment c'est l'autre qui est récalcitrant; de là à imposer ses obsessions aux populations
Notre “gaillard” (il a parlé de “ragaillardir” le christianisme ...)avait donné le ton dans son “Introduction à la médiologie” parue en 2000. En deux mots: Debray relaie le monothéisme judéo-chrétien parce qu'il trouve que c'est moderne: “... notre Dieu unique et personnel est une “trouvaille” dont personne ne saurait minimiser les incidences, ni la noblesse. La trouvaille fut tardive.” (page 73)

L'admiration s'étend à “l'abréviation”, à la “tendance miniaturisante”, “magnifique, et surtout commode” (!!!), à l”'hyper-réduction”, à la “lyophilisation du divin” propres à cette formation religieuse. Debray se pâme devant la “théothèque” de l'arche ou du tabernacle; et puis voyez-vous surtout c'est transportable: il s'agit d”'un Dieu portatif”. On est en plein pentecôtisme aigu, réseau planétaire, on quitte les “dieux-lares” des arriérés rustiques et on se promène avec “l'arche mobile” (ça rime avec “papamobile”; cf pages 76 et 77: à la première lecture j'avais cru à de l'humour, il n'en est rien).
En plus drôle Fernandel dans “Don Camillo en Russie” évoluait habilement déguisé “en civil” avec un crucifix dévissable qui lui permettait de dire sa messe au nez et à la barbe du GPU.

L'admiration qu'éprouve Régis Debray pour le judéo-christianisme est le pendant “ravi” de la dénonciation de la communication publicitaire des églises par Bruno Ballardini (“Jésus lave plus blanc” ou comment l'église inventa le marketing Minimum Fax Editeur 2000).
Dans la suite de l'exposé j'emploierai le terme générique “le ministre', puisqu'il ne s'agit en fait que du même produit, le ministre actuel, kleenex ou durable, “Ferryluc” (à distinguer de “Ferryjules”), incarnant en son corps glorieux (mi-romantique, mi-clergyman) la continuité gouvernementale depuis au moins dix ans. Souvenons-nous des ministères successifs de l'Education Nationale depuis Jospin (sous Rocard), Lang I (sous Cresson puis Bérégovoy), Bayrou I (sous Ba lladur) et Bayrou Il (sous Juppé), Allègre puis Lang Il (sous Jospin), enfin Ferryluc sous Raffarin.
On retrouve souvent les mêmes noms mais un invariant s'impose:
celui précisément de Ferryluc nommé depuis Bayrou 1, en 1993, président du Conseil national des programmes “indépendant” (écrivent les gazettes) désigné par le ministre en exercice, et sans doute aussi à ce compte là ministre “apolitique” (mais ne prendrait-on pas les citoyens pour des cons ?), auteur du livre “L'homme-Dieu” (sic: raccourci télégraphique “commode”, comme dirait Régis Debray, du christianisme).
Catholique, fait baptiser ses enfants - le parrain d'une de ses filles n'est autre que François Bayrou, “compère” avec lequel il présenta une émission conjointe à la télé. A commis aussi un dialogue avec Comte-Sponville. Sa politique des programmes a toujours été de les “alléger” et le voilà maintenant sans doute fâché d'en gérer une augmentation par l'adjonction d'une discipline nouvelle, même si Lang proclamait le contraire (c'est la pratique défensive dans les textes officiels de la dénégation, la manie d'expliquer que les gens ne comprennent pas et que ce n est pas ce qu'ils croient, mais on ne dit jamais de quoi il s'agit vraiment, et pour cause).
Première et dernière (?) bourde du ministre Ferryluc après avoir visité deux classes élémentaires à Mantes-la-Jolie: “Je retrouve cette qualité incroyable d'attention et de gentillesse des petits, qui écoutent le maître comme Dieu le père.” (Le Monde 15 mai 2002)

Ouvrons ensemble - mes frères et mes soeurs - les programmes du premier degré
(enseignement primaire) cycle 3 prenant effet à la rentrée 2002 (BOEN numéro hors-série du
14/02/2002 p. 79 et 80).
On assiste à un découplage par rapport à ce qui se faisait au moins depuis les années cinquante du siècle dernier au premier cycle du second degré : décrire les anciennes civilisations de Ninive et de Babylone, des Egyptiens, des Juifs, des Grecs et des Romains avec les religions qui y étaient rattachées. Cela n'avait jamais posé aucun problème à l'école laïque. Mais pour le cycle III (CE2, CM1, CM2) les programmes stipulent maintenant que les trois religions (“du LiVre” (sic)) seront enseignées indépendamment des civilisations correspondantes, abordées plus tard, “au collège”. Mais toute la prétention des sectes et des églises (sectes qui ont réussi) consiste à se poser comme é-ternelles, extérieures à l'histoire des hommes et à la critique historique. En décontextualiser l'enseignement, de plus devant des élèves plus jeunes, revient à faire faire du catéchisme.

En effet l'éventuel “univers symbolique” de nos ancêtres de la préhistoire (très chiraquement baptisés “populations premières” par Lang) n'est pas abordé : ils barbouillaient les parois de leurs cavernes, on passe; les auteurs des programmes complices des obsessions de Régis Debray ont toujours hâte d'arriver à ce qui pour eux est l'essentiel: le monothéisme et le christianisme: “de plusieurs dieux à un seul Dieu: la christianisation du monde gallo-romain”. Le choix des initiales en minuscule ou en majuscule donne le ton !

Une orientation partiale et malhonnête, le choix d'un RESPECT unilatéral conduit à effacer, à dénier le legs de la pensée animiste (pourtant évoqué de nos jours par le chrétien Odon Vallet) si présente encore dans notre société ainsi que celui de toutes les religions mésopotamiennes ou égyptienne dont “le Livre” autoproclamé est plus que tributaire, sans parler des autres systèmes religieux du reste du monde. Les programmes pèchent par omission, par européocentrisme et pratiquent la rétention de l'information.

Et en poursuivant on tombe au “Moyen-Age” sur “le temps de l'établissement de la troisième grande religion monothéiste, l'islam, qui crée une nouvelle et brillante civilisation dominant le sud de la Méditerranée. Les chrétiens et les musulmans vont s'affronter, mais aussi échanger produits et idées.”
Et un troisième “point fort” de bégayer: “Entre chrétiens et musulmans, des conflits mais aussi des échanges.” Car il faut rassurer
Cette volonté lénifiante conduit gravement à des approximations, voire à un révisionnisme de l'histoire des religions. Dans son discours du 14 mars 2002 (c'était hier) l'encore ministre Jack Lang ne déclarait-il pas, je cite: “Sans intervenir dans le domaine des croyances qui relève de la sphère privée (ça, c'est du Ferryjules millésime 1883 CC), l'école doit, pour des raisons historiques et culturelles, être attentive à l'apparition des grandes religions monothéistes (le judaïsme, le christianisme, l'islam), ainsi qu'aux contestations qu'elles engendrent et aux deux grands livres que sont la Bible et le Coran.”?

Soyons “attentifs” ensemble, surtout aux énormités que constituent:

1 - La notion d”'apparition” (le mot est sulpicien : tombée du ciel ? miraculeuse ?) des “grandes religions” (mondialistes ? les petites religions comptant pour du beurre), alors qu'elles ne sont que des héritages et des syncrétismes (cf l'intervention de C. Eyschen),

2 - le curieux emploi du mot gaullien “contestations” (sous ce vocable “soixante-huit” on ramasserait pêle-mêle les schismes et les hérésies, les intégrismes et sur le même plan tous les refus de croire, ramenés sans doute à des dénigrements d'étudiants boutonneux),

3 - enfin la réduction des TROIS monothéismes à DEUX livres (on a perdu quand même “LE Livre” prétendu unique dans la bagarre).

Mais quel protestant acceptera de lire la Bible papiste et réciproquement ? Nous ne sommes pas à l'école justement: les papes et les conciles catholiques ont longtemps INTERDIT la lecture de la “bible” aux fidèles, l'attitude par rapport aux textes fondateurs est différente. Et à qui fera-t-on croire que la Bible des juifs (en fait la “thora” ou ancien testament ou témoignage, comme ils ne disent pas !) est la même chose que celle des chrétiens agrémentée d'un “nouveau testament” ou témoignage que les premiers ne reconnaissent évidemment pas ?

On escamote le réel problème des traductions, voire des interprétations différentes dans la même langue (par exemple l'arabe du coran cf TA n0 109: les soi-disant textes fondateurs, devant lesquels Debray ou Lang se prosternent, on ne sait littéralement pas ce qu'ils disent et le plus souvent tout et son contraire). Dans ce domaine les simplifications et la volonté de faire “comme si' conduisent en fait à l'enseignement obscurantiste d'un pôle religieux IRREEL.

Si c'est ça l'enseignement des religions à l'école et que le ministre donne un tel exemple d'amateurisme, ça commence bien.

Dernier point sur les programmes et les recommandations ministérielles: la conférence du 14 mars 2002 se terminait sur une évocation de l'enseignement des “grands faits religieux” avec une allusion aux enseignements artistiques qui “pourront également jouer un rôle névralgique”. Vous avez bien entendu: “névralgique”. Nous savons, nous, que les religions, ça fait mal par où ça passe, mais c'était gentil d'en donner la confirmation sans doute involontaire “in cauda venenum”. Sauf que “la maîtrise de la lang(ue)” mérite de rester une priorité nationale pour le ministre et ses nègres.

Les éléments “religieux” retenus tout à fait arbitrairement dans les programmes constituent une pseudo-religion postiche qui n'a jamais existé, une sorte de squelette errant entre ciel et terre, non pas les religions telles qu'elles sont, parfois avec grandeur: cruelles, empathiques, socialement juteuses et impériales, mais telles qu'elles devraient être dans une sorte de jansénisme constipé paré des droits de l'homme en guise de plumes, une reconstitution faiblarde et artificielle, une nouvelle religion recongelée (or il est dangereux de recongeler un produit décongelé et depuis longtemps décomposé...).
J'en arrive à la malhonnêteté centrale du dispositif d'annonces (on en a lancé à foison, mentionnant “la religion”, “les grandes religions', l'histoire des religions”, “les faits religieux”) : il s'agit de la notion équivoque de “fait religieux” au singulier

Il faut distinguer “fait religieux” au sens plat de “LES RELIGIONS” (“l'existence des religions est un fait” certes !) que j'appellerai sens (1) et “fait religieux”, au sens d'un objet construit, relevant d'une science comme “le fait sociologique” relève de la sociologie qui le construit (Durkheim), “le fait historique” de l'histoire, “le fait psychologique” de la psychologie, soit le sens (2).

Et à partir de là je vais procéder par élimination:

1) On ne peut pas enseigner LES RELIGIONS,

a) parce qu'il n'existe pas une religion unique et universelle, mais que les religions sont exclusives les unes des autres dans leurs prétentions à l'hégémonie; on ne peut à la rigueur enseigner qu'une religion à la fois (dogmatisme et perte de la laïcité) ou alors seulement décrire un défilé assez désopilant des croyances les plus absurdes les unes pour les autres, et toutes pour la raison ! (cf “La tentation de saint-Antoine” de Flaubert)

b) et parce qu'une religion considérée comme “la vraie” ne s'enseigne pas:
elle s'inculque, on est imprégné de son exclusivisme; il s'agit de fabriquer des con-vaincus par séduction, intimidation, méconnaissance des autres pensées possibles, limitation du champ psychique.

2) On ne peut pas enseigner LES RELIGIONS dans les écoles privées confessionnelles sous contrats avec l'Education nationale:

Chaque école privée, forte de son” caractère propre” revendiqué, ne peut enseigner que la religion de référence en principe objet de la préférence des parents; on suppose que le sort fait à la présentation (?) des autres religions sera plutôt ingrat et à coup sûr inégal. Les religieux seront les premiers à refuser des “panels” où “les erreurs” côtoieraient “la vérité”. On sera loin du théisme ministériel.

3) On ne peut pas ENSEIGNER les religions dans les écoles publiques:

a) A plus forte raison : on ne doit même n'y en enseigner aucune.

b) ENSEIGNER à l'école publique revêt un tout autre sens qu'enseigner” à l'école coranique ou au catéchisme. Nous ne cherchons pas à convaincre du bien-fondé absolu de la règle de trois, de l'accord du participe ou du théorème de Pythagore. Nous ne sommes pas désolés pour nous si un élève se montre récalcitrant. A l'école publique on fait accomplir des tâches, expérimenter des efforts et approcher d'objectifs scolaires, individuels et sociaux. Nous nous adressons au “bon sens”, la chose la plus partagée, aux expériences et à la critique. Nous habituons les élèves à se passer de tout “crochet céleste'. Et même sans le proclamer c'est ce que nous faisons de manière à ce que le plus grand nombre soit à l'aise dans cette école et puisse s'essayer à penser par soi-même.
4) On peut ENSEIGNER le fait religieux au sens (2) à l'école publique:

Ce n'est même que là qu'on pourrait le faire ! A condition de comprendre et d'admettre qu'il s'agirait d'un enseignement scientifique, sociologique, anthropologique, ethnologique, au second degré, c'est-à-dire d'une approche nécessairement non religieuse des religions (la religion est une chose trop grave pour être confiée à des esprits religieux).
L'approche laïque du fait religieux ne peut être “herméneutique” (Ricoeur), coupure épistémologique oblige. Toutes les sciences et disciplines d'enseignement supposent le détour de la “transposition didactique” passant par l'exercice tâtonnant de la raison. Et cette connaissance approchée fait défaut aux religions qui revendiquent à leur profit l'immédiateté de la révélation intime subjective et le mystère.

L'expérience” religieuse, mystique, ne peut être confondue avec “'expérience” scientifique, dont elle est l'exacte opposée, tout simplement parce que les religions n'expliquent rien: ce sont elles qui doivent être expliquées. Une vulgarisation éclairée, éclairante de la religion n'existe pas: c'est le drame du catéchisme catholique dont on connaît la crise (misère des représentations qui remonte aux années 50 !, désaffection des enfants, voire des prêtres, bricolages par des bénévoles féminins...).

Le fait religieux, au sens (2), n'est pas reconnu par telle ou telle religion particulière et effectivement il s'oppose à toutes avec la rigueur d'un concept supérieur. Il n'est, lui, pas religieux. Le concept de sucre n'est pas sucré.
Prétendre enseigner scientifiquement le mystère serait le rendre transparent et l'abolir, et là ce sont les croyants qui vont s'indigner.
Que pourrait-on enseigner alors s'agissant du “fait religieux”? L'opacité des apparitions, révélations, miracles et autres mystères, leurs critiques, et partant les modes de pensée athée. L'ex-ministre Jack Lang ne déclarait-il pas le 14 décembre 2000: “Il faut que l'enseignement prenne en compte la totalité de l'être humain” ? Encore un effort.

CONCLUSIONS:
La nouvelle religion lango-ferryenne purement scolaire ne satisfera personne et barbera les élèves. La formation de formateurs ad hoc, l'évaluation et l'échec scolaire envisageable, les remédiations promettent bien du plaisir

L'étrange prétention “en creux”: “Je n'ai jamais songé à instaurer un enseignement à part entière doté d'un programme, d'un horaire et donné par un corps professoral spécialisé (Lang 14 mars 2002), outre qu'elle se heurte à des intentions contradictoires dans le même texte (mobilisation de la très calotine 5ème section de I'EPHE, création d'un institut européen en sciences des religions), est en fait exorbitante: il ne s'agit de rien de moins que du statut de la langue française qu'on apprend à l'occasion de toutes les disciplines scolaires et qui est enseign~partout sans même qu'on s'en rende compte.

Pas plus que la langue une religion, un “habitus” religieux, ne sont vraiment “appris” et encore moins “enseignés” (Maryse Lescout 1988). Ce n'est pas à coup de leçons que les enfants apprennent à parler. Or une prétention religieuse, avant de poser problème à quelques adolescents ou théologiens, est avant tout un emballage langagier, une mauvaise habitude que l'on prend tôt en répétant sans comprendre des formules telles que “Sur la Thora”,”Dieu merci”, “Dieu sait que”, “Grâce à Dieu”, “Sur le Coran”, “lnch'Allah”, tous tics d'une pensée inhibée, initiée, imbibée et orientée. Toute la confusion orchestrée sur “le fait religieux” vise à installer une “pensée-religion” et à mâcher le RESPECT tribal ou mondial, irréfléchi et infondé.
L'école maternelle française, facultative et ouverte à tous, est actuellement le rempart le plus sûr et sans concurrence sérieuse pour prévenir l'assaut des divagations mystiques.

Claude Champon

Communication au Congrès de l'Union des Athées le 19 mai 2002



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