La chronique
   
LE RESPECT EST DU AUX PERSONNES

LES « LOIS »RELIGIEUSES NE SONT QUE PRIVEES ET PEUVENT ETRE REJETEES

DANS L'INTERET GENERAL

Par Claude Champon, professeur de philosophie


Contester une religion serait raciste. Et les livres ou déclarations contre l'islam d'auteurs aussi différents que L Ben Mansour, H Camus, O Fallaci, G Faye, M Houellebecq, A Meddeb, Saint Damien ou I Warraq des actes racistes. G Faye a été condamné, M Houellebecq relaxé : il faudra cesser de demander qui a émis une critique et plutôt réfléchir sur le fond.

Le principe même de l'assimilation, critique de la religion = racisme, est faux.

Un dictionnaire traite l'expression familière « baptisé au sécateur de raciste ». Définition du racisme selon A. Memmi : « Valorisation, généralisee et définitive de différences biologiques, réelles ou imaginaires, au profit de l'accusateur et au détriment de sa victime, afin de justitier une agression (Encyclopaedia Universalis).

Le racisme se situe au niveau d'une NATURE supposée. Mais la circoncision n'est pas une différence biologique. Les garçons naissent avec des prépuces ; aucune hérédité des caractères acquis ne jouant, des croyants s'obstinent toujours à appliquer à des enfants au mépris de leur liberté de personnes un rite sanglant qui relève de leur CULTURE.

« Parler de racisme par rapport à une religion est rendre un très mauvais service à la langue et à l'intelligence » (O. Fallaci)
Aucun être humain ne naît religieux. Il n'y a pas de race musulmane, pas de race chrétienne ou israélite, pas plus que de religion bretonne, arabe ou franc-comtoise.


Chaque religion prétend structurer la société à son profit. S'appuyant sur les divers fors intérieurs de conviction de leurs adhérents les églises bâtissent des sortes de nations religieuses floues dans leurs contours (problème des mariages mixtes) jamais démocratiques : la chrétienté, la « umma » musulmane et les « communautés » juives. La « hiérarchie » (pouvoir des propriétaires du sacré) règne du moinillon au dalaï-lama ou au pape romain. Le premier effet de ces constructions est d'exercer la dictature sur leurs membres, le deuxième de mener la guerre contre les concurrentes et les « mal-pensants ». Organisations politiques qui cherchent le pouvoir, elles n'en réclament pas moins pour elles la respectabilité due à la conscience libre des fidèles qui les composent. La demande de tolérance au profit des opinions des individus profite à la revendication corporative et la « loi » interne partielle est prise pour la loi de la société dans son ensemble.


On RESPECTE les individus, les sujets. On doit OBEIR à la loi générale qui s'impose à tous. Toute attitude de respect obligé pour les religions équivaudrait à instaurer une loi contre le blasphème qui heureusement n'existe pas en France.
Par définition un athée ne reconnaît que la loi générale démocratique et n'a pas à respecter les lois de communautés auxquelles il n'appartient pas.


Claude Champon et Tribune des Athées 21/10/2002



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