La chronique
   

Dix ans déjà: la réponse des horlogers au dieu de Voltaire

 

La montre BIOWATCH a été réalisée dès 1996 par le Laboratoire des systèmes logiques (LSL) de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) en collaboration avec le centre suisse d'électronique et de microtechnique de Neuchâtel.
Il s'agit d'un chronomètre affichant seconde et minute, qui ne ressemble qu'à un jeu de construction informe. Mais si la masse est ingrate, les briques qui forment la BlOW ATCH, elles, fascinent par cette ressemblance troublante qu'elles entretiennent avec les cellules biologiques.
" Ces éléments électroniques ont ceci de commun avec le monde cellulaire qu'ils contiennent en eux l'intégralité du patrimoine héréditaire - en fait un programme, un ADN informatique
fait de 0 et de 1 - nécessaire au fonctionnent de l'appareil comme ici l'affichage de l'heure. Du coup, si une cellule tombe en rack, elle est immédiatement remplacée, permettant la pérennité du système. " explique le professeur Daniel Mange, spécialiste de cette science baptisée "embryonique".
Un véritable exploit technologique qui permet à une simple montre de pouvoir revendiquer deux qualités extraordinaires qui jusqu'ici ne servaient que le monde " vivant " : l'autoréplication et l' autoréparation.

Au début de l'expérience, il n'est rien pour distinguer les différents " biodules ". Mais une fois le système mis sous tension, chaque cellule s'individualise en se distinguant des autres grâce à sa position et en adoptant un prénom qu'elle inscrit en termes de coordonnées spatiales. Que l'un des biodules tombe en rade et son voisin s'occupera immédiatement, après avoir effectué un test de son environnement d'adopter les coordonnées du défunt, entraînant un décalage et une transformation en dominos de toute la chaîne cellulaire. On l'aura compris, cette autoréparation ne peut se mettre en œuvre qu'à la condition expresse que le système, avant de subir une panne, dispose de cellules de rechange, inutilisées jusqu'à l'accident.

Non contente d'être agrémentée 4es heures, la montre BIOWATCH bénéficiera d'une fonction qui lui permettra de sauver le temps. Que le système se grippe, et des petites cellules
spécialisées, placées à la périphérie, garderont l'heure pour l'injecter au moment du .
redémarrage.

(D'après Pierre-Yves Frei in MONTRES PASSION avril 1997)

Claude Champon et Tribune des Athées 20/06/2006




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