La chronique
   

Animal humain

 

 

L'homme est réputé malin comme un singe, têtu comme une mule, doté d'une mémoire d'éléphant, de la vue perçante de l'aigle, myope comme une taupe, fort comme un bœuf, vif comme un gardon, feignant comme une couleuvre, rapide comme le zèbre ou le lévrier, rusé comme un renard, trouillard comme le lièvre, avare comme la fourmi, bête comme une oie, étonné comme une poule qui a trouvé un couteau, sobre comme un chameau, ignorant comme un âne, muet comme une carpe, bavard comme une pie, laid comme un crapaud, maladroit comme un corbeau qui abat des noix.


Il verse des larme de crocodile, cherche des poux dans la tête, prend la mouche ou le taureau par les cornes, fait l'âne pour avoir du son, fait le pied de grue, a une langue de vipère, noie le poisson, laisse pisser le mérinos, marie la carpe et le lapin, ménage la chèvre et le chou, marche en canard, charge la mule, avale des couleuvres, mange la grenouille, étouffe un perroquet, fait une queue de poisson ou une vacherie, encule les mouches, s'ennuie comme un rat mort, hurle avec les loups, claque du bec, donne sa langue au chat, ferre la mule, a des papillons noirs, la chair de poule, la puce à l'oreille, bouffe de la vache enragée, a le cafard, une araignée au plafond, une faim de loup ou un appétit d'oiseau. Politique, il grenouille.


Il est heureux comme un coq en pâte, vaniteux comme un paon, comme l'oiseau sur la branche, comme un poisson dans l'eau, noble comme le lion, fin comme un limier, rusé comme le serpent, nu comme un ver, doux comme un agneau, rancunier comme une mule de pape, fait comme un rat, laid comme un pou, le dindon de la farce, fonceur comme un bélier, monté comme un taureau, jaloux comme un tigre, sérieux comme un pape, pris pour un pigeon, diligent comme une fourmi, rapide comme un lapin, voluptueux comme un chat, gai comme un pinson, économe comme un écureuil, chaud comme un lapin, gay comme un phoque, avec toujours en son cœur un cochon qui sommeille, par antiphrase franc comme une vache qui recule, " un loup pour l'homme " écrivait un humoriste (un autre humoriste corrigea en " dieu pour l'homme ").


A part ça l'être humain, l'être suprême se défend toujours d'être seulement un animal.


Claude Champon 15/06/2007



 

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