Rubrique littéraire
   
POURQUOI JE NE SUIS PAS MUSULMAN

Par Ibn Warraq – Editions "L'Age d'Homme"- Lausanne 1999.

Préfaces de Taslima Nasreen et du général J.G. Salvan.

Traduit de l'anglais (USA 1995) – 440 pp.

"Je suis né dans une famille musulmane et j'ai grandi dans un pays qui est aujourd'hui fier d'être une république islamique.
Mes proches parents se veulent musulmans : certains adhèrent à l'orthodoxie, d'autres moins. Mes plus lointains souvenirs remontent à ma circoncision et à mes débuts à l'école coranique – les psychanalystes en feront ce qu'ils voudront. Avant même de pouvoir lire ou écrire ma langue maternelle, j'avais appris le Coran par cœur, en arabe, sans en comprendre un traître mot ; ainsi en est-il pour des centaines de millions d'enfants musulmans .(…). Je me considère aujourd'hui comme un humaniste laïc, qui croit que toutes les religions sont des rêves d'hommes débiles, de toute évidence fausses et pernicieuses…"
(p.10)
        Livre nécessaire, indispensable. Et comme tous les ouvrages pertinents qui ne "vont pas dans le bon sens", évidemment occulté.
        Contrairement à ce que veut nous faire croire et admettre l'idéologie dominante, le Coran, et par conséquent l'islam, de même que toutes les religions totalitaires ou croyances dogmatiques, est effectivement source d'intégrisme.
Pour les non-voyants, les mal-entendants et aussi sans doute pour les non-parlants ainsi que pour tous ceux qui se laissent bercer par le révisionnisme constant pratiqué par nos médias, l'auteur cite, en exergue du chapitre VII – L'islam est-il compatible avec la démocratie et les droits de l'homme ? – cette merveilleuse et incontournable déclaration du roi FAHD d'Arabie Saoudite (été 1993) :
"Les principes démocratiques qui prédominent dans le monde ne sont pas bons pour les peuples de notre région. (…). Des élections libres ne conviennent pas à notre pays."
On pense inévitablement aux déclarations répétées du chef de l'église catholique : "L'église n'est pas une démocratie"…, et toujours sur la brèche pour défendre "les droits de Dieu" plutôt que ceux de l'homme (et encore, je ne parle pas des femmes…).
        Assez paradoxalement, l'idéologie moderne s'évertue inlassablement à nous démontrer qu'un "bon" croyant est un individu qui précisément ne respecte pas la parole de dieu écrite noir sur blanc dans ses livres les plus sacrés, qui la conteste, l'interprète à sa manière ou mieux, qui reste irrémédiablement sourd aux prescriptions de sa propre foi et aux injonctions des chefs de son église, comme nos "bons" catholiques d'aujourd'hui par exemple. Nous entendons dès lors qu'un "bon" croyant est en fait un mauvais croyant, une sorte d'hérétique qui, dans un pays où les docteurs de sa foi détiendraient le pouvoir, se verrait simplement assassiner (au nom des "droits de Dieu ?) comme cela se passe ouvertement aujourd'hui dans les nombreux pays islamiques.
"Le plus nocif des legs de Muhammad est peut-être d'avoir soutenu que le Coran est la parole même de Dieu, vraie à jamais, faisant ainsi obstacle à tout progrès intellectuel et oblitérant tout espoir de liberté de pensée qui seuls permettraient à l'islam d'entrer dans le XXIème siècle" (p.412)
Mais pour cela, cher monsieur, il faudrait réécrire le Coran…

Johannès Robyn



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